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| COUP DE COEUR Joëlle Brack, Libraire, payot.ch | |
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Émile Chevalier,
Les Nez-Percés : Drames de l’Amérique du Nord, Cartouche, 2010
Si Henri-Émile Chevalier porte bien son nom – journaliste républicain défenseur d’idées égalitaires en un temps où ces opinions n’étaient bien vues ni en France ni dans les jeunes États-Unis – certains durent croire à un pseudonyme choisi par cet adepte des sagas aventureuses et des chevauchées héroïques en terres indiennes ! En l’occurrence celles des Nez-Percés, restés ancrés dans l’imaginaire nord-américain pour leur façon de construire les tipis, leur élevage des merveilleux chevaux appaloosa et les photos sépia d’Edward S. Curtis.
C’est parmi eux que
le vaillant Poignet-d’Acier, métis soucieux de remettre les
siens sur le droit chemin selon la morale des Blancs, mais
surtout de mener à bien ses affaires de trappeur-mercenaire, va
vivre au gré des chapitre des aventures plus époustouflantes les
unes que les autres, dans la grande tradition du feuilleton
héroïque !
Les premiers ne tuent pas toujours par le corps comme les seconds, mais ils assassinent, ils torturent chaque jour par l’esprit, et cela avec impunité, sans que la loi les poursuive, sans que l’opinion publique les mette au pilori » juge sévèrement le cocasse Nick Whiffles, qui conclut que « Ça peut paraître beau, mais ça n’est pas juste, et ça ne me va pas. Voilà, capitaine, pourquoi je préfère demeurer au milieu des sauvages.» Et toc. |
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