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| COUP DE COEUR Joëlle Brack, Libraire, payot.ch | |
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Étienne Christian,
Marie Christian, La croisière blanche, Glénat, 2009
En un siècle où la plupart des 4x4 roulent sur du bitume en parfait état, la passion d’André Citroën pour les raids aventureux prend d’autant plus de relief que les superbes véhicules engagés dans ces « croisières » – de Colomb-Béchar au Cap en 1925, de Beyrouth à Pékin en 1932 – sont équipés d’une mécanique impressionnante et parfois… déroutante.
Poussé par le succès de ses premières expéditions, qui ont enthousiasmé les foules, l’intrépide constructeur parraine en 1934 une nouvelle aventure, qui d’Edmonton permettra à cinq de ses tout-terrains de traverser le nord-ouest du Canada pour rejoindre le Pacifique et ses contrées encore inexplorées. Les autochenilles conçues par Kégresse, le mécanicien des anciens tsars devenu ingénieur chez Citroën, sont en effet très à l’aise sur la neige, et le continent nord-américain est un marché qui ne demande qu’à être convaincu…
Très différentes des expéditions africaine ou asiatique, la traversée des Rocheuses en visant la Colombie-Britannique ne tarda cependant pas à opposer la puissance de la nature septentrionale aux perfectionnements de l’automobile : c’est de ce duel titanesque que rend compte, grâce aux témoignages et aux documents d’époque, le très bel ouvrage d’Étienne et Marie Christian, qui auront même vu ressusciter et reprendre la route l’une des épaves des fameuses autochenilles « canadiennes » ! |
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