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Vous trouverez ici les témoignages de personnalités du monde politique, sportif, gastronomique et culturel.

Nathalie Ebnoether, M.A., consultante et enseignante universitaire

Nathalie Ebnoether, M.A., consultante et enseignante universitaire

C’est avec beaucoup de fierté que je partage mon témoignage avec les membres de Canada-Suisse.

Née dans la belle ville de Québec d’un père suisse et d’une mère québécoise, je conserve depuis le Québec des liens indélébiles, tant familiaux, amicaux et professionnels, avec la Suisse en plus d’avoir le privilège de posséder les deux nationalités canadienne et suisse.

Au Québec, j’aime bien participer aux activités organisées pour les Suisses établis ici en plus d’avoir de très bons amis établis ici. Entre autres, j’aime bien assister à la fête suisse du 1er août à Sutton au Québec. Cette fête est assurément l’une des plus grandes à l’extérieur de la Suisse où les rencontres entre suisses de tous horizons sont au rendez-vous. Au fil du temps, plusieurs amitiés se sont développées. De même, qu’ailleurs au Canada, entre autre en Ontario francophone dont mon conjoint est originaire, on y retrouve beaucoup d’amitiés suisses.

En Suisse, j’aime aller y rencontrer à l’occasion des membres de ma famille notamment à Zoug. On réussit tant bien que mal à communiquer malgré nos différences de langues. Par ailleurs, j’ai aussi le plaisir d’avoir plusieurs amis en Suisse romande dont plusieurs sont déjà venus au Québec et ont l’intention de revenir alors que d’autres ont ce projet de venir chez nous. Nous partageons ensemble de moments remplis de partage d’anecdotes d’outremers !

En plus, comme enseignante universitaire, j’ai aussi l’opportunité d’avoir des étudiants à distance en Suisse, depuis quelques années, grâce à une entente interuniversitaire entre la TELUQ (Université du Québec) et Unidistance à Sierre en Suisse. Il s’agit d’une occasion unique pour ces étudiants suisses romands d’acquérir non seulement des connaissances mais également de se familiariser avec le Québec. J’ai eu en plus l’honneur de rencontrer des diplômés qui sont venus de Suisse pour obtenir leur diplôme universitaire lors la collation des grades. Quel évènement unique, solennel et inoubliable pour ces suisses diplômés !

Enfin, c’est toujours un immense plaisir pour mon conjoint et moi ainsi que pour mes parents d’avoir l’occasion de recevoir des suisses qui “viennent par chez nous”. C’est aussi un immense plaisir de venir en Suisse et aussi de partager de bons moments amicaux !

Longue vie à Canada-Suisse auquel je m’associe avec cœur au sein duquel j’y retrouve que de grands amoureux de nos deux contrées !

Jennifer MacIntyre, Ambassadeur du Canada pour la Suisse

Jennifer MacIntyre, Ambassadeur du Canada pour la Suisse

ambassadeur-macintyreVoilà déjà un an et demi que ma famille et moi avons quitté Ottawa pour Berne, et nous sommes absolument enchantés de vivre ici. Nos filles se sont très vite adaptées : chacune a appris sa langue respective (le français pour une, le Berndütsch pour l’autre) et elles adorent prendre leur lait au chocolat le matin !

2015 marque le 70ème anniversaire des relations diplomatiques entre le Canada et la Suisse, et j’ai le plaisir de constater qu’elles sont excellentes. Nos deux États collaborent étroitement au sein de diverses plateformes multilatérales (ONU, OSCE, OIF), ils sont de fervents défenseurs des droits de la personne et d’actifs promoteurs de la démocratie. Les relations commerciales sont intenses et variées : depuis l’entrée en vigueur de l’Accord de libre-échange Canada-AELE en 2009, le trafic de marchandises et les investissements ont constamment augmenté. Je me réjouis de l’intérêt manifesté pour une collaboration accrue entre nos deux pays dans les domaines des sciences et technologie.

Au-delà des registres politique et commercial, les liens interpersonnels forment une partie essentielle de la relation entre canado-suisse. Plus de 10’000 Canadiens vivent en Suisse, la cinquième diaspora helvète la plus importante se trouve au Canada, et environ 140’000 Canadiens se réclament d’origine suisse – c’est impressionnant !

Outre les 100’000 touristes suisses qui visitent le Canada chaque année (sans compter les 140’000 Canadiens faisant l’itinéraire inverse), il y a des centaines de jeunes des deux pays qui séjournent chaque année ‘de l’autre côté’ dans le cadre de leurs études ou du programme de mobilité des jeunes. Tous ces individus deviennent des ambassadeurs à leur manière et forgent l’amitié entre le Canada et la Suisse.

Je salue le travail de l’organisation www.canada-suisse.ch et de son président M. Olivier Jayet, le nouveau look de ce site internet est admirable! Excellente lecture à tous les visiteurs de ce site, tant le Canada que la Suisse méritent d’être découverts, admirés et appréciés !

Jean-Daniel Rohrer, artiste-peintre canado-suisse établi à Montréal

Jean-Daniel Rohrer, artiste-peintre canado-suisse établi à Montréal

Jean-Daniel-Rohrer
Mon premier contact avec Montréal s’est fait en 1984.

Je suis comme on dit ici « tombé en amour » avec cette ville dans laquelle j’ai immigré 5 ans plus tard. Cela fait donc 25 ans que je vis dans cette ville formidable, passionnante et vivante.

Ville de culture, ville de diversité, ville verte, ville ouverte, Montréal n’arrête pas de séduire. D’ailleurs, avant de se sentir Canadien, ou Québécois, lorsqu’on habite dans cette cité, l’on est avant tout Montréalais. Une identité propre à elle-même où, pour ma part, l’art et la culture sont prépondérants.

J’ai la grande chance de travailler dans un atelier situé dans le Mile End, quartier unique et propice à la création qui compte la plus grande densité d’artistes au pays.

Montréal, qui compte avec ses banlieues 4 millions d’habitants, est malgré tout une ville à dimension humaine.

Montréal vous accueille avec une multitudes de festivals, d’activités, d’événements qu’ils soient sportifs ou culturels, tout en vous donnant accès à des coins de nature magnifiques en moins d’une demi-heure de route.

En 2017, Montréal fête ses 375 ans….une autre bonne et belle raison de nous rendre visite !

Alex Volery, ancien responsable de Bobst pour le Canada

Alex Volery, ancien responsable de Bobst pour le Canada

alex-volery

Le fait de travailler pour le Groupe Bobst m’a permis de beaucoup voyager ces dernières 15 années et, après 3 ans dans le New Jersey, un poste m’a été proposé à Montréal.

Ma femme et moi avons accepté sans hésiter, connaissant un petit peu le Québec. Nous avons vécu 3 ans au centre-ville (près du marché Atwater pour les connaisseurs) et ensuite déménagé en banlieue en 2010. Montréal est une très belle ville, accueillante et dynamique, mais l’attrait principal du Québec à mes yeux est plus la nature et les grands espaces. A moins d’une heure de Montréal, nous pouvons déjà nous retrouver avec le sentiment d’être seul au monde ! Le Québec est tourné vers le tourisme et il est très facile de se faire des weekends (ou « fin de semaine » car weekend est un anglicisme !) mémorables dans tous les coins, en faisant quand même attention aux distances…

La protection du français dont ont fait et font toujours preuve les Québécois est remarquable. Ils sont entourés d’anglophones depuis des centaines d’années, mais ne fléchissent pas. La fameuse loi 101 est respectée à la lettre et même si pour nous cela semble quelques fois un peu extrême, il faut avouer que c’est impressionnant de garder une telle population francophone en Amérique du Nord.

J’avais également entendu parler de l’engouement des Montréalais pour leurs Habs (Canadiens de Montréal) et le hockey en général, mais ne m’attendais tout de même pas a ce que ce soit une telle religion ! Il est très difficile d’obtenir des places au Centre Bell, mais les matchs peuvent être vus dans tous les bars de la province ! De plus, si on les regarde à la télé, on peut profiter des analyses d’après-match qui peuvent durer toute la nuit !!!

La « Belle Province » est donc une région ou il fait bon vivre. Le climat y est peut-être un peu rude, mais cela ne fait peur à personne. Des festivals jaillissent de toutes parts, été comme hiver !

Le Québec, tout comme le reste du Canada, est très socialiste. La preuve en est en terme de fiscalité (~ 45% d’impôts, pris a la source) ainsi qu’au niveau médical avec un système unique et gratuit. Le point de vue négatif de cela est l’attente interminable dans les salles d’urgence… Au début de notre séjour, le fait que le taux d’imposition soit aussi élevé nous dérangeait mais, depuis que nous avons eu nos 2 enfants (Canado-Suisses grâce au droit de sol), nous comprenons mieux pourquoi. Garderie a 7$ par jour, une foule d’activités pour les enfants et familles a bas prix ou même gratuites, etc…

Nous revenons d’un magnifique voyage dans l’Ouest ou nous avons visité Vancouver et son ile, puis les Rocheuses. Ca nous a donné une bonne idée de la grandeur de ce pays extraordinaire et des différences que l’on peut observer dans un seul pays. De la banquise Arctique à la jungle de l’ile de Vancouver ! Le fait de faire presque 6 heures d’avion et d’atterrir dans le même pays surprend aussi les petits Suisses que nous sommes !

Alors, petit conseil, prenez vos valises et venez découvrir tout ce que Montréal, le Québec et le Canada dans son ensemble ont à vous offrir !

Robert Collette, ancien Ambassadeur du Canada

Robert Collette, ancien Ambassadeur du Canada

Chers membres de Canada Suisse,

C’est avec grand plaisir que je m’adresse aux membres de l’organisation Canada Suisse fondée par votre infatigable président, Olivier Jayet.

Mon épouse, Marilyn, et moi sommes maintenant de retour au Canada après 4 merveilleuses années passées dans ce magnifique pays qu’est la Suisse. Nous jouissons de la belle vie qu’offrent Ottawa et le Canada tout entier. Nous nous apprêtons à nous rendre à Vancouver pour les Jeux olympiques ou nous pourrons applaudir les exploits des athlètes canadiens et suisses. Vous nous permettrez d’applaudir nos athlètes un peu plus fort que les vôtres….

Pour Marilyn et moi, vivre en Suisse était un rêve et nous avons adoré notre séjour parmi vous. Être ambassadeur en Suisse est une tache super plaisante puisque mon pays est respecté, admiré, aimé et bien connu des suisses. Tout comme vous lorsque vous venez au Canada, nous avons tenté de maximiser notre séjour en nous baladant presque partout en Suisse. Que se soient les escapades dans vos magnifiques montagnes, les délicieuses fondues au fromage, le ski dans de magnifiques centres de ski tels que Verbier et Zermatt, où on peut faire la sieste ou déguster une bière au soleil en plein air au sommet des montagnes, sans avoir à se préoccuper du froid, ou encore les visites dans des endroits historiques tels que Lucerne, Berne, Saint Gale et Bale, nous avons eu beaucoup de plaisir aux pays des helvètes. Après avoir roulé 140,000 kms en Suisse, j’ai le sentiment de bien connaitre le pays même si il reste encore plusieurs endroits à visiter. C’est pour cela et pour revoir nos amis que nous serons régulièrement de retour en Suisse.

Nos plus beaux moments passés avec vous sont reliés aux relations culturelles entre nos deux pays. Je pense notamment au merveilleux festival de Pully-Lavaux à l’heure du Québec et aux soirées inoubliables passées en compagnie d’amis suisses avec des artistes canadiens, peintres, chanteurs et raconteurs que Marilyn et moi avons eus le privilège de recevoir à la Résidence officielle du Canada à Berne. Vous pourrez rencontrer ces artistes lorsque vous viendrez au Canada….

Enfin, nous n’oublierons jamais les semaines passées à Davos, dans le cadre du fameux Forum économique mondial, et tous les chefs d’entreprise que j’ai eu la chance de rencontrer lors de mes déplacements à travers la Suisse. Ces rencontres m’auront permis de mieux comprendre le génie entrepreneurial suisse qui a fait de ce pays un des plus riches au monde.

La Suisse demeure un partenaire de grande importance pour le Canada étant le 5ième plus grand investisseur étranger au Canada avec plus de $15 milliards investis dans mon pays. La Suisse est la 11ième plus grande destination des investisseurs canadiens à l’étranger avec plus de $9.1 milliards investis en Suisse. Les deux pays contribuent beaucoup à l’essor économique de chacun.

Au plaisir de vous voir sur les pistes de ski en Suisse ou au Canada et, bonne chance lors du match de hockey entre le Canada et la Suisse s’il y en a un lors des Olympiques!!

Garou, chanteur québécois à succès

Garou, chanteur québécois à succès

A travers mes nombreux voyages, j’ai découvert la Suisse romande. Une contrée pleine de charme et de diversités m’a réellement séduit. J’y ai vu des gens authentiques, réservés, tolérants et conviviaux, toujours prêts à s’amuser, n’ayant pas peur de la dérision et de l’autodérision.

Mais, c’est également au Québec que j’ai pu me rendre compte de la chaleur humaine des suisses expatriés dans mon pays. Des femmes et des hommes pleins de bon sens, recherchant sans cesse le bon compromis, ne pratiquant pas la langue de bois, mais cependant très respectueux de mon pays. Et cela n’a pas de prix à mes yeux.

Et que dire du sérieux de mes partenaires suisses à Montréal.
Que de plaisir à travailler avec eux. Ils sont disponibles, aimables et rigoureux dans la gestion de leurs affaires.

En définitive, 6000 kms nous séparent, mais énormément de points communs nous réunissent avec sincérité et c’est très bien ainsi.

Claude Duvoisin, ancien Consul général de Suisse

Claude Duvoisin, ancien Consul général de Suisse

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J’ai toujours rêvé du Canada et mes enfants, depuis leur plus jeune âge, m’ont ardemment incité à me porter candidat pour un poste dans ce beau et lointain pays. En outre, dans toutes les étapes de ma carrière professionnelle, les contacts avec des Canadiens, qu’ils soient francophones ou anglophones, ont toujours été sympathiques et chaleureux.

C’est donc avec enthousiasme que ma femme et moi avons débarqué à Montréal en mars 2007. Dans un premier temps, le choc se situe surtout au niveau des distances – la province du Québec est 40 fois plus étendue que la Suisse ! – et des quelques difficultés à comprendre l’homme de la rue, surtout pour saisir ses traits d’humour. Mais très vite, on a l’impression d’avoir résidé ici depuis toujours grâce à la bonhomie et la gentillesse naturelles des gens, que ce soit au Québec ou dans les provinces atlantiques. Notre séjour au Canada ne sera certainement pas assez long pour découvrir les nombreuses autres richesses de cet immense pays…

Entre-temps, à l’occasion d’une manifestation organisée par la Chambre de commerce canado-suisse de Montréal, j’ai découvert l’organisation Canada – Suisse ; les idées, l’enthousiasme et le dynamisme de ses responsables m’ont impressionné. Leur site Internet est fort plaisant et donne l’envie d’en savoir plus… Je salue donc la naissance de cet organisme qui contribuera sans aucun doute au maintien des excellentes relations existant actuellement entre nos deux pays et favorisera la découverte de leurs richesses respectives par le biais des voyages organisés de part et d’autre de l’Atlantique.

Philippe Ducarroz, Monsieur Hockey sur glace

Philippe Ducarroz, Monsieur Hockey sur glace

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Evidemment, lorsque j’ai accompagné pour la première fois mon grand-père… belge à un match de hockey sur glace, je ne pouvais me douter un instant que la rondelle allait prendre une place considérable dans ma vie.

Professionnelle ou privée. Je devais avoir six ou sept ans et Fribourg militait au sein d’une première ligue pas très enthousiasmante et dans une patinoire déjà d’un autre temps où l’eau suintait le long de la roche qui servait de murs d’enceinte. Un premier choc culturel que de se retrouver dans une antique arène des Augustins qui allait me permettre de vivre, quelques années plus tard, mes premiers émois… sportifs.

Nous sommes le 4 mars 1980. La ville ne jure plus que par son club de hockey, le HC Gottéron, et un homme: Jean Lussier. «Grand’ Jean» pour les intimes. Un Canadien très grand à la moustache blonde, d’une timidité tellement maladive que je me suis souvent demandé comment une homme aussi effacé hors de la glace pouvait devenir un des meilleurs joueurs du championnat. Un artiste, un gars qui vous vole la rondelle derrière ses propres filets, qui traverse toute la patinoire pour s’en aller tromper un gardien adverse qui n’y a vu que du feu.

C’était donc ça, le hockey à la canadienne, fait de classe, de vitesse, de détermination. Du Lussier, j’en voulais toujours plus. Lussier, Canada, Lussier, Canada, Lussier, deux mots indissociables qui m’ont très logiquement amenés – bien plus tard – à Cowansville, pas très loin de Montréal, dans la demeure d’un ancien hockeyeur devenu postier et responsable d’un parcours de golf.

Chez… Jean Lussier, la moustache en moins, les années en plus. Autre choc culturel, (re)découverte d’un personnage finalement très banal, ce qu’il a toujours revendiqué. Banal parce que l’idole de ma jeunesse (avec Eddy Merckx) n’était rien d’autre que le parfait résumé du Canadien que pensais traditionnel: chaleureux, respectueux, presque craintif de vous imposer sa présence.

Montréal, Québec, mais aussi Toronto, Calgary, Hull, Troisrivières, Chicoutimi pour ne citer que quelques-uns de mes voyages durant les années qui ont suivi. Tiens, autant de hauts lieux de ce hockey sur glace qui m’a amené, un jour, à la découverte d’un pays et de gens qui sont une invitation à eux tout seuls. Une invitation à y retourner…

Jean Troillet, alpiniste, guide de montagne, photographe et marin

Jean Troillet, alpiniste, guide de montagne, photographe et marin

jean-troillet

C’est au début des années 70, lorsque je regardais le film de Roger Frison-Roche « Peuple chasseurs d’Arctique », que j’ai rêvé de ce pays le Canada. J’ai croisé un ami Sep Renner, qui m’a parlé de l’hiver dans les Rocheuses canadiennes, de sa belle neige poudreuse et du ski héliporté.

Sur la belle description de Sep, la feuille d’érable était devant mes yeux et j’allais la touchée très vite. Ce même automne 75, je partais pour l’ouest canadien, Calgary, Banff, Field, Golden, à la découverte de cet immense et magnifique pays.

J’y ai passé 10 magnifiques années, à guider au Bugabous, Caribous, Monashes, la Mecque du ski héliporté. Je passais mes semaines de congé avec mes amis canadiens sur les cascades de glace des Rocheuses, un vrai paradis.

La rencontre avec les gens de l’ouest a été pour moi un immense plaisir, ils ont été très accueillants, sympathiques et leurs portes étaient ouvertes, ils sont devenus mes amis. Cette immense nature sauvage et la merveilleuse faune qui y habite, c’est un réel plaisir pour les yeux, l’ouïe, l’odorat.

De cet ouest canadien, je garde que de magnifiques souvenirs, de grands moments dans ma vie d’aventurier. Puis, ça été la rencontre avec le Québec et mes amis. J’y suis allé à plusieurs reprises visiter la belle province et faire de la motoneige, du traîneau avec les chiens, du cheval. Mais surtout c’est ce peuple québécois, des gens accueillants, fiers de leur terre, ouvert sur la vie. Ce n’est qu’un moment de plaisir de prendre du temps avec les québécois.

C’est un beau souvenir pour moi d’avoir escaladé le Mont McKinly avec les premiers québécois sur ce sommet et leur chef Raymond Baril. Et oui Raymond a été mon témoin de mariage, puisque c’est à la ville de Québec que j’ai épousé ma blonde en toute discrétion.

Je suis très fier et heureux d’être un citoyen canadien, comme mes enfants aussi, ils sont canadiens.

Jean-Maurice Joris, ancien grand chef du restaurant des Alpes à Orsières

Jean-Maurice Joris, ancien grand chef du restaurant des Alpes à Orsières

jean-maurice-joris

Mon rêve d’enfant était de partir un jour au Canada.

En 1972, j’ai rencontré dans le fin fond du Val Ferret, en ballade et en pleine nature, le Directeur du Banff Springs Hôtel, Monsieur Yvor Petrak.

Ce fût un moment exceptionnel, j’en ai profité pour lui dire mon envie de visiter les Rocheuses canadiennes.

Si bien qu’il m’a facilité les démarches pour le visa. Une année après cette rencontre, je me suis retrouvé dans ce grandiose paradis de nature sauvage. Etant passionné de faune et de flore, je ne pouvais pas trouver mieux. Ce fût l’apothéose complet. Je rêvais.

Dans mes temps morts, l’approche des cerfs, des ours, des chevreuils, des bighorns et j’en passe, devenait des moments extraordinaires. Je passais 4 à 5 jours par semaine à traquer les cervidés et les rapaces. Un hiver fabuleux !

Egalement, des rencontres merveilleuses avec la population Outre Atlantique.

Deux années passèrent. Un grand rêve d’enfant venait de s’accomplir.

William Besse, ancien skieur de l'équipe nationale et consultant RTS

William Besse, ancien skieur de l'équipe nationale et consultant RTS

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Ce que je peux dire du Canada, c’est un pays qui m’a toujours beaucoup attiré. En compétition déjà j’aimais à me rendre à la tournée nord-américaine, non seulement pour effectuer les derniers réglages, mais aussi pour ses paysages ainsi que son ambiance assez particulière. J’aimais aussi le contact avec les Canadiens que j’ai toujours trouvés très accueillants.

Pour moi le Canada, c’est aussi le souvenir de ma première victoire en coupe du monde. Et la première a un goût particulier! J’aimais beaucoup les paysages, la forêt, cette impression de liberté vu que c’est tellement immense…

J’ai toujours rêvé, dans un coin de mon coeur, pouvoir un jour, trouver un coin tranquille au bord d’un lac…

Et ce rêve a pris forme, il s’est même concrétisé. J’ai pu construire ma “maison au Canada” dans un endroit superbe et tranquille. Avec ma petite famille, nous avons notre maison de bois rond, au bord d’un lac. Bref, notre petit coin de paradis… De plus, on s’est lié d’amitié avec François, (l’initiateur de la forêt habitée de Matawinie) et notre constructeur, Pierre, qui sont devenus pour nous, bien plus que des collaborateurs !

Bref, il y aurait encore tant à dire !
J’aimerais vous faire partager à vous aussi une part de ce rêve. Donc si ça vous tente….

Marc Bolay, propriétaire de l'Auberge Saint-Gabriel à Montréal

Marc Bolay, propriétaire de l'Auberge Saint-Gabriel à Montréal

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Propriétaire de plusieurs bars en Suisse, c’est à la fin des années 80 que mon père a décidé que les Bolay s’installeraient à Montréal pour ouvrir Le Vieux-Munich… Au fil des ans, ce lieu est vite devenu un incontournable, voir une institution où la fête à la façon des suisses aura marqué à tout jamais le paysage du nightlife montréalais.

Aujourd’hui, 30 ans plus tard, j’aime penser que mon amour pour la Suisse (et les Suisses!) et mon attachement pour le Québec (et les québécois!) sont réunis ici, sous le même toit, dans cette Auberge, dressée au cœur du Vieux-Montréal.

Avec son histoire et sa réputation, l’Auberge Saint-Gabriel est un des établissements qui représente le mieux Montréal et le Québec.
Je vois cette “union” comme une consécration mais aussi comme une situation gagnante pour tous mes amis, pour tous les clients et bien sûr pour moi qui est devenu le plus québécois des suisses.

C’est bien connu, les suisses et des québécois sont doués pour le plaisir… C’est donc ici, à l’Auberge, où règne une ambiance qui rend les gens heureux, qu’on partage notre bonheur de retrouver entre suisses… et québécois!

Daniel Rossellat, directeur du Paléo Nyon Festival et Syndic de Nyon

Daniel Rossellat, directeur du Paléo Nyon Festival et Syndic de Nyon

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Le Canada a tout d’abord été pour moi un rêve d’enfant, un pays évoquant de grands espaces à explorer et de merveilleux paysages à découvrir.

C’est ensuite ma passion pour le hockey sur glace qui m’a rapproché du Québec et de ses joueurs, les fameux Canadiens de Montréal. Quelques légendes musicales, comme Leonard Cohen ou Neil Young, mais aussi une pléiade de chanteurs québécois (Gilles Valiquette, Félix Leclerc, Robert Charlebois) n’ont fait que renforcer mon amour pour cette contrée que je ne connaissais encore que de loin.

C’est à 26 ans que je me suis rendu pour la première fois au Canada et je découvris avec une joie immense les villes de Montréal et Québec. Ce premier voyage marqua le début de nombreux séjours annuels – voir biannuels – vers ce pays cher à mon cœur. Le Festival d’été de Québec ou le Festival du Jazz de Montréal sont devenus des rendez-vous quasi-incontournables de mon agenda et j’ai également visité avec grand plaisir le Squamish Valley Music Festival l’an dernier. Le Canada, c’est aussi pour moi de très belles amitiés… et la réalisation d’un rêve d’enfant : une cabane au Canada !

Beat Kaser, Consul général de Suisse à Montréal

Beat Kaser, Consul général de Suisse à Montréal

beat-kaserComme beaucoup de Suisses francophones, j’ai toujours ressenti une attraction particulière pour le Canada et je n’ai donc pas hésité une seconde quand le Département fédéral des affaires étrangères m’a proposé le poste de Consul général de Suisse à Montréal.

 Je n’ai par ailleurs jamais regretté cette décision. L’accueil des Canadiens en général, des Québécois en particulier a été d’une chaleur incroyable. Lors de mes voyages professionnels qui me mènent de Terre-Neuve et Labrador jusqu’au Manitoba, le Consul général est accueilli comme un ami de longue date par les Canadiens, qu’ils soient anglophones ou francophones. Mon séjour à Montréal m’a également permis de me construire un grand cercle de contacts, souvent devenus amis aussi, avec lesquels, j’en suis certain, les liens dureront bien plus longtemps que mon séjour professionnel au Canada.

Il est évident que les Canadiens et les Suisses ont des atomes crochus. On se sent bien chez nos amis canadiens et je crois également qu’ils apprécient leurs séjours dans notre pays. Ces relations étroites sont notamment illustrées par le magnifique Festival Pully-Lavaux à l’heure du Québec, auquel j’ai eu le bonheur d’assister en juin 2014.

Les artistes québécois communient jusque tard dans la nuit avec le public suisse et je ne manquerai pour rien au monde les prochaines éditions du Festival ! Aussi, la participation de la Suisse au Festival hivernal Montréal en Lumière, que j’ai eu le plaisir d’orchestrer, m’a démontré une fois de plus la chaleur humaine qui accompagne ces relations. Les artistes et chefs gastronomiques suisses qui ont débarqué à Montréal ont immédiatement été pris en charge par leurs hôtes canadiens. Les fêtes furent nombreuses et les amitiés se sont nouées spontanément autour d’une bonne bouteille de Fendant ou de Cidre de glace. Ce projet m’a aussi permis de fonder le « Groupe des Amis de la Suisse » qui comprend une douzaine de personnalités québécoises appréciant particulièrement mon pays.

Mon travail au Canada m’a également amené à découvrir l’organisation Canada – Suisse ; les idées, l’enthousiasme et le dynamisme de ses responsables sont admirables et me sont d’un précieux soutien dans ma mission de rapprocher nos deux pays. Leur site Internet est très informatif pour les Suisses et pour les Canadiens qui cherchent à en savoir plus sur l’autre pays. Merci à cette organisation pour tout ce qu’elle fait afin de faciliter ces rapprochements tellement inspirants.

Roselyne Geiser - Gîte Ambrelane

Roselyne Geiser - Gîte Ambrelane

roselyne-geiserSuite à un coup de foudre évident pour la belle Province lors d’un voyage en hiver 2006 et à une somme de démarches quelques peu ardues qui s’en sont suivies, ma fille cadette (14ans) et moi émigrons au Québec le 4 octobre 2007.

Arrivées tout d’abord en Lanaudière, avec nos 2 chats et notre chienne, nous déménageons pour la nouvelle année à Thetford Mines. Eté 2008 achat d’une maison, sur un rang, en bordure de la ville.Pendant l’automne, restauration et agrandissement de l’écurie afin d’accueillir notre jument Zan promise à Emilie (ma fille).

Au dégel du printemps 2009, débute l’agrandissement de la maison qui va devenir le Gîte Ambrelane.  Seuls les travaux pourraient être le sujet d’un livre: infirmière de métier, je me retrouve face au monde de l’excavation, de la construction, mêlé de plombier, d’électricien et j’en passe…

Après quelques heures de sommeil en presque 5 mois, le Gîte ouvre ses portes mi septembre 2009…

La question qui m’est souvent posée: « Pourquoi Thetford Mines ? pourquoi cette région? »:

Des rencontres, des projets communs devenus caduques, mais des décors devenus familiers et d’autres liens se tissent… Nous restons dans cette région magnifique et enrichissante. Cette région insolite , riches en patrimoine, se relève d’un passé intense. Thetford Mines devient la ville la plus entrepreneuriale du Québec, une région touristique par excellence, collée au Parc National de Frontenac.

Bien implantée dans la chaîne de Chaudière Appalaches, la région se distingue par la diversité de ses paysages: grâce à ses sommets, ses nombreux lacs, ses forêts d’érables (le plus grand nombre d’entailles au Québec), la MRC propose ainsi une multitude d’attraits plein air et d’événements tout au long des 4 saisons: -+ de 250 km de circuits de motoneige, ou de vtt hiver et été, station de ski, ski de fonds, raquette, de magnifiques sentiers pédestres aux vues inoubliables, kayak, cyclisme, see do, vélorail, karting, pêche, etc…

Festivals de musique, carnaval ou tournois multiples, billard, le chemins des artisans fait partie des événements majeurs de la région.

La région élue numéro 1 du palmarès géo plein air 2011, se retrouve à nouveau sélectionnée en 2015. Injustement trop méconnue, car hors des sentiers battus des circuits touristiques instaurés,  la région de Thetford Mines mérite pourtant un détour.

Tourisme Région de Thetford

Yves Terrani - Journaliste RP

Yves Terrani - Journaliste RP

photo-terraniLe Canada, pour moi, ce fut d’abord un voyage professionnel. En l’An 2000. Alors journaliste au Temps, ce journal avait décidé de marquer cette année un peu «spéciale» par un tour du monde complet de 365 jours en 17 étapes avec 17 équipes de 3 journalistes. Avec mes collègues David Moginier et Thierry Jobin, nous avions hérité de l’étape No 9: Anchorage (Alaska) – Chicago. Près de 8000 kilomètres accomplis en trois semaines à bord d’un camping-car. Avec, toute une série de reportages (une page par jour à trois) et des arrêts – dans la partie canadienne – dans les parcs nationaux de Jasper et de Banff, mais aussi à Vancouver, Calgary, Winnipeg. Ainsi qu’à Regina (Saskatchewan), au centre de formation de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), plus communément appelée la police montée.

Quatre ans plus tard, ce fut la découverte de la Belle Province. A des fins privées cette fois. Et en plein hiver. Parce que c’est ce que mon épouse Dina souhaitait. Et elle a vu… avec des moins 25 degrés (sans compter le facteur vent) en pleine journée.

Un périple québécois à bord d’un 4×4. Montréal et sa ville souterraine tout d’abord. Ma cité québécoise préférée. Un match du célèbre tournoi de hockey sur glace des pee wee à Québec, tournoi dans lequel était engagée une équipe romande comprenant notre jeune voisin montheysan Dave Sutter, désormais joueur de ligue nationale de 23 ans, 195 cm et près de 100 kilos. Des photos aux chutes gelées de Montmorency. La pratique de la motoneige dans le Charlevoix. Et bien évidemment un arrêt incontournable de plusieurs jours dans le motel de mon grand ami Nicolas Bellon, un Champérolain installé depuis des lustres à Baie-Saint-Paul. Le nom de son établissement? «Aux Portes-du-Soleil». Où nous était réservée la chambre «Champéry». Cela ne s’invente pas pour des Chablaisiens en goguette. L’occasion de pratiquer avec Nicolas la motoneige dans cette somptueuse région du Charlevoix. Et pour clore le séjour, une petite balade à pied sur la glace du canal Rideau, à Ottawa.

Nous y sommes retournés dans la Belle Province. En automne 2012, avec en fin de séjour un passage en Estrie par Magog et l’Abbaye de Saint-Benoît-du-Lac. Mais auparavant, un périple qui nous a conduit à nouveau à Montréal, Québec et Baie-Saint-Paul. A Sacacomie aussi, dans ce fameux hôtel tout en rondins. Avec à notre programme dans le Charlevoix une excursion sur les flots de la rivière Malbaie dans le parc national des Hautes-Gorges-de-la-Rivière-Malbaie. Au programme encore une rencontre avec les baleines, sur le Saint-Laurent – ce fleuve pour lequel je suis tombé en amour – à la pointe de Tadoussac.

Mais ce qui nous a probablement le plus marqué durant ce second séjour, c’est de partir observer les ours noirs à la Pourvoirie du Pic-Bois, à Saint-Aimé des Lacs. Des ours auquel parle Denis Lalumière, un guide-trappeur qui nous a émus aux larmes tant il nous parlait avec passion de ces grands mammifères plantigrades dont nous avons pu apprécier à quelques mètres de nous à peine la force, l’habileté, la dextérité et l’ingéniosité. Merci là aussi à Nicolas et à sa compagne Sofie de nous avoir organisé ces moments de pur bonheur. Dont certains partagés avec eux quand l’exploitation de leur établissement hôtelier leur en laissait le temps. Et merci aussi à nos amis Josée Labbé et Michel Bélanger pour leur accueil et leur gâteau en forme de drapeau suisse.

Mais ce qui fait que j’aime me rendre au Québec où j’espère bien retourner encore, c’est la gentillesse et le sens de l’accueil de sa population résidente. Et des instances qui œuvrent à l’offre touristique. Cette chaleur humaine – que l’on trouve aussi en Australie – qui nous fait un bien fou quand on voyage.

© Photo montage / Canada Suisse

3 Commentaires

  1. Un grand merci à Beat Kaser, Consul Général de Suisse à Montréal, pour son témoignage hautement apprécié dans notre site.

  2. Meilleures salutations à Beat de Crans- Montana,
    Gunilla

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