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Immersion dans les Rocheuses Canadiennes

Du 16 mai au 31 mai 2022

En ce périple post-covid 19, l’objectif avoué a été de réaliser cette immersion dans les Rocheuses canadiennes sans voiture de location, mais uniquement en bus, car, téléphérique et bien évidemment en effectuant un maximum de trekking. Après quelque 30 voyages au Canada, il nous apparaissait nécessaire de laisser de côté les très nombreux kilomètres effectués lors de nos précédents périples en privilégiant uniquement la région des Rocheuses canadiennes, entre Calgary, Canmore, Banff, Lake Louise dans le parc national Banff et Jasper, dans le parc national Jasper, soit un rayon géographique d’environ 500 kms dans la province de l’Alberta.  

Certes, nous y étions déjà passé à plusieurs reprises et pensions bien connaître les lieux. « Prendre le temps » pour redécouvrir une région à nulle autre pareille a été une expérience géniale que nous renouvellerons sans aucun doute dans un proche avenir.

Canmore, à l’entrée des Rocheuses canadiennes

Reconnues pour la splendeur de leurs paysages, les Rocheuses canadiennes et leurs parcs nationaux offrent des panoramas de montagne merveilleux et bouleversants. Avec des pics accidentés, des champs de glace et des glaciers, des prairies alpines, des lacs aux couleurs turquoise, des chutes d’eau, des sources thermales, des canyons, les montagnes Rocheuses du Canada sont d’une beauté naturelle exceptionnelle.

Banff et les chutes de la rivière Bow / Parc national Banff

Et que dire d’une faune sauvage omniprésente qui titille sans cesse notre imaginaire. Mais avec patience et souvent beaucoup de chance, il nous a été permis de réaliser nos rêves quant à un face-à-face empreint d’humilité avec les animaux les plus emblématiques des Rocheuses canadiennes. Grizzlis, ours noirs, orignaux, mouflons canadiens, wapitis, cerfs mulet, loups, coyotes et bien d’autres encore ont toujours fait partie de notre « chasse photographique ». Ces instants de pur bonheur ont été immortalisés sur notre pellicule, dans le but non seulement d’assouvir notre propre passion, mais également de la partager avec nos internautes.  

Lacs Vermillon / Parc national Banff

En ce mois de mai 2022, la météo ne nous pas toujours été favorable. Neige et froid dans un premier temps, puis de belles périodes de beau temps. Nous y sommes habitués et cela ne pose pas vraiment de problèmes pour nous. Cependant, le corollaire de ce type de temps entre mi-mai et mi-juin est que certains sites sont encore fermés et bons nombre de lacs encore pris dans les glaces. C’était le cas du lac Moraine fermé en raison d’un risque marqué d’avalanches, du lac Louise et du lac Maligne encore gelés.

Sulphur Mountain / Parc national Banff

En revanche, les lacs Minnewanka, Two Jack et Johnson au-dessus de Banff nous ont offert un spectacle phénoménal. De même, les panoramas sur la vallée de la Bow depuis Sulphur Mountain étaient époustouflants. Idem depuis Whistler Mountain sur la rivière Athabasca et le parc national Jasper. La balade dans le canyon Johnston, situé sur la promenade de la Bow, entre Banff et Lake Louise, a été une plaisante révélation. Il en a été de même pour le canyon Maligne, proche de la petite ville de Jasper, dans le parc national éponyme.

Johnston Canyon / Parc national Banff

Quels adjectifs faut-il imaginer pour parler de l’emblématique promenade des glaciers qui relie Lake Louise, dans le parc national Banff à Jasper, dans le parc national Jasper ? Cette route longue de 229 km est reconnue comme être l’une des 10 plus belles sur terre. Appelée également autoroute 93, les panoramas proposés tout au long de la traversée au pied des Rocheuses canadiennes sont littéralement à couper le souffle et d’une beauté étourdissante. Le paysage est jalonné de plus de 100 anciens glaciers, de lacs turquoise blottis dans des vallées profondes, tels les lacs Peyto ou Bow. Ceux-ci étaient encore enneigés en cette période de l’année, ce qui n’ôtait en rien le fabuleux spectacle qui nous était offert. Nous aurons eu le plaisir d’observer deux ours noirs en bordure de route qui filèrent à toute vitesse en présence de notre bus. Dès notre arrivée en fin de journée à Jasper, une petite balade dans les environs de la ville s’avérait indispensable, histoire de nous dégourdir les gambettes. Cerise sur le gâteau, cette petite randonnée facilita une superbe rencontre avec une ourse et son petit gambadant en bordure de forêt, avant que nos ursidés ne décidèrent de s’enfoncer à travers les bois. Tableau enchanteur !  

Lac Minnewanka / Parc national Banff

L’extraordinaire vallée de la Maligne, dans le parc national Jasper, longue d’environ 50 kms et ses lacs Medicine et Maligne, nous auront permis d’assouvir notre passion pour la faune sauvage. L’adrénaline retombée, ce ne sont pas moins de trois grizzlis -une mère et ses deux oursons d’environ deux ans- qui ont ouverts le bal. Cette petite famille faisait une sieste à une centaine de mètres de nous. Pendant plusieurs minutes, nous sommes restés là à les dévisager, mais ils ne daignèrent se bouger. Puis, en bordure du lac Medicine, notre regard fut attiré par une boule noire qui se balançait au milieu des branchages d’un arbre. Ce petit acrobate, en l’occurrence un ourson noir, prenait manifestement beaucoup de plaisir à se balader à travers cet arbre. Quel joli spectacle ce fut. Patiemment, nous recherchions la mère, malheureusement sans succès.

Lac Johnson / Parc national Banff

Quelques encablures plus loin en bordure du même lac, un pygargue à tête blanche nidifiait sur la pointe d’un tremble. Le pygargue est territorial. Il construit son nid près de grands plans d’eau au sommet des trembles ou des peupliers, dans des secteurs où le poisson est abondant. Ces oiseaux retournent continuellement au même nid pendant des années. Il faut savoir que les mâles et les femelles se partagent la responsabilité de nourrir les aiglons.

Avant le retour sur le plateau de Jasper, quelques sifflements de sympathiques marmotte nous interpelaient agréablement. Dans les environs de Jasper, comme dans les deux parcs nationaux Banff et Jasper, des panneaux nous rendaient attentifs à la mise-bas des femelles wapitis et du danger que cela peut représenter de s’approcher trop près de ces cervidés en période de fin de gestation. Et en effet, nos femelles étaient paisiblement couchées à même le sol, alors que les mâles n’étaient pas très loin, surveillant leur harde. Etonnamment, nous n’avons pas vu un seul orignal cette année.

Lors d’une balade de fin de journée dans les environs de Jasper, à l’approche de Old Fort Point, une harde de bonne vingtaine de mouflons canadiens marchaient sur le pont qui enjambe la rivière Athabasca ; le mâle portant de lourdes cornes recourbées en volutes marchait en tête. Il était assez impressionnant, de telle sorte que nous nous sommes rangés bien volontiers sur le côté pour le laisser passer avec sa harde. Dans la forêt qui longeait la rivière Athabasca, quelques cerfs mulet broutaient calmement le long du sentier.

Quelques mots sur les petites villes où nous avons séjournés lors de ce périple. Sans aucun doute, Jasper reste notre préférée. Bien que touristique, cette cité reste conviviale et engageante, à échelle humaine, sans chichi. Il fait bon y vivre. En revanche, Banff c’est un peu le « Saint-Tropez » des Rocheuses canadiennes. Très jolie ville certes, mais conçue presqu’essentiellement pour le tourisme. En contrepartie, Banff est située dans un environnement naturel à couper le souffle, en bordure de la romantique rivière Bow et des lacs Vermillon, ce au pied des sommets montagneux encore partiellement enneigés. Pour être honnêtes, Lake Louise et son Fairmont Château Lake Louise ne nous ont pas laissé un souvenir impérissable, loin s’en faut. Peut-être, n’était-ce pas la bonne saison pour nous y rendre ? Canmore, petite ville à l’entrée des Rocheuses canadiennes, est une bourgade à vocation sportive, assez agréable à vivre et plus cool pour les touristes. C’est ici que se déroulèrent les épreuves de ski nordique lors des JO de Calgary en 1988.

Lac Johnson / Parc national Banff

Justement Calgary, parlons-en, puisque notre voyage s’est terminé dans la métropole de l’Alberta. Ville cosmopolite de près de 1,5 million d’habitants, Calgary doit sa croissance rapide à son statut de centre de l’industrie pétrolière du Canada. Ces nombreux et magnifiques gratte-ciels sont là pour en témoigner. On l’appelle aussi « Cowtown » (ville des vaches), surnom qui se manifeste surtout lors du Calgary Stampede, le plus grand rodéo et festival du Canada qui a lieu en juillet et qui n’est plus aujourd’hui la simple foire agricole d’origine de la ville. La Tour de Calgary est un incontournable de la ville. Elle permet d’opérer une vision à 360 degrés sur la cité et par beau temps, d’observer au loin les premiers contreforts des montagnes Rocheuses. Par ailleurs, les deux lignes du C-Train qui parcourent Calgary sont un excellent moyen de se déplacer ; le prix étant très raisonnable pour un forfait journalier. Pourtant, un grand bémol à Calgary ! A partir de 18 heures, le centre-ville se vide presque totalement de ces administrés, pour la plupart des employés des grandes sociétés ; seuls quelques quartiers en bordure de la rivière Bow offrent un peu de vie nocturne pour les touristes.

« Un grand merci à nos partenaires et donateurs »

© Textes et photos / Canada Suisse

Contributeur: Jonathan

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